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  • Peur sur le Lac

  • Le confinement entraîne le désœuvrement,
    la colère puis la haine ...


  • Témoignage du Docteur Julian Urban 38 ans

  • Mangeons et buvons, car demain nous mourrons
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    Peur sur le lac
    Mathieu: 14.22-33

    Jésus laisse ses disciples s’en aller seuls, lui que fait-il ?

    Il renvoya la foule, qui avait entendu son enseignement, et avait été nourrie abondamment, lors de la multiplication des pains et des poissons.

    Et ensuite Jésus s’isole afin de prier.

    Pendant ce temps, une fois de plus les disciples se retrouvent sur le lac avec leur barque, en pleine difficulté. Ce n’est pas la première fois que les disciples affrontent une tempête sur ce lac. Jésus avait déjà calmé une tempête quand il était en leur compagnie.

    Mais cette fois, ils sont seuls, au milieu du lac, où est Jésus ? Que fait Jésus ?

    Nous avons ces dernières années, dû affronter de nombreux problèmes dans ce monde. Nous avons connus, le tsunami, des cataclysmes, des tremblements de terre, des cyclones des épidémies, le terrorisme a frappé etc… Nous ne vivons pas dans un monde tranquille. Alors que cette vague destructrice semble nous avoir quittés, un autre danger, planétaire celui-ci, nous atteint. Et nous sommes comme les disciples, dans notre barque ballottés par les flots. Nous nous demandons où est Dieu ? Nulle part, il nous a abandonnés à notre triste sort, existe-t-il encore ? La plupart de nos contemporains vivent loin de Dieu, ne se préoccupent pas de lui, et bien sûr quand tout va mal, Dieu est accusé de tous les maux. Une chose est certaine la Bible dit ceci : « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. » Jean: 5.19

    Les disciples dans leur barque pensaient sûrement la même chose. Jésus les a abandonnés au moment où ils en ont le plus besoin.

    Mais je pense que Jésus sur la montagne priait pour ses disciples. Et je suis certain, car la Bible me le dit, que Jésus intercède auprès du Père en ce moment, pour nous ses enfants, et pour ce monde.

    Romains: 8.34 : « Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! »

    Qu’en est-il ? Les disciples sont pris de panique, déjà la situation était dramatique sur le lac, la barque était ballottée par les flots.

    En plus un phénomène étrange apparaît à leurs yeux, un fantôme, pensent-ils, surgissant de nulle part.

    Si je peux me permettre cette métaphore, un fantôme venu de l’on ne sait où, vient à notre rencontre. Un ennemi invisible s’en prend à toute l’humanité, j’ai nommé le « CORONONA VIRUS » apparaissant dans la nuit de ce monde.

    Nuit, parce que ce monde vit dans les ténèbres, comme nous l’affirme la Parole de Dieu : Jean: 1.1-4

    1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. 4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

    Ce monde vivant dans les ténèbres, marche à l’aveugle, ballotté de gauche à droite par tout ce que les médias veulent bien nous communiquer. Ce monde vit dans l’angoisse, face à ce désastre planétaire survenant sur nous. Ce monde crie au secours, voyant ce fantôme destructeur.

    Y a-t-il une solution pour sauver le monde ? Nous comptons tous sur nos soignants, afin de nous apporter le traitement adéquat. Nous espérons que nos chercheurs trouvent un vaccin fiable pour éradiquer cette pandémie. Et notre prière est « mon Dieu, fais que l’on trouve au plus tôt ce remède miracle ». Et je pense, que tout chrétien fait monter cette prière à Dieu.

    Pour en revenir à notre récit, je crois qu’en ce moment, le Seigneur vient vers ce monde, ressemblant peut-être à un fantôme dans cette nuit. Mais je prie Dieu, afin que les yeux de cette humanité s’ouvrent et voient en lui, non un fantôme, mais celui qui veut apporter la paix, la sérénité en cette période troublée.
    Je prie aussi, afin que l'umanité ait la même attitude que Pierre : sortir de la barque en allant à sa rencontre. Parfois, ils manqueront de foi, tel Pierre  s'enfoncant vers le fond. Mais, il y a cette main salvatrice de Jésus, se tendant vers celui qui veut de son secours.

    Pour en venir à ceci, restons en paix, ayons les regards vers notre Dieu. Lui seul peut nous communiquer la paix et la sérénité.

    N’a-t-il pas dit :

    27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s'alarme point.

    Cela ne veut pas dire que nous devons braver le danger, non, il ne s’agit pas de cela, nous devons respecter les consignes édictées par nos autorités.

    Le Psaume 121 nous encourage à avoir confiance en lui.

    7 Oui, l'Eternel te gardera de tout malheur : il gardera ta vie.

    Ce n’est pas une formule magique, que nous prononçons, mais une confiance absolue en notre Dieu. Quoiqu’il arrive, nos vies sont entre ses mains.

    Réalisons, que nous avons un Dieu qui est près de nous dans cette tempête, et il veille sur nous.

    A nous de découvrir dans sa Parole, les promesses qu’il nous a laissées pour apaiser nos cœurs inquiets.

    Daniel ZAVAGNO

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    Le confinement entraîne le désoeuvrement, la colère puis la haine ...

    2 Corinthiens: 13.11 : « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. »

    Voilà chers amis assurément de quoi nous encourager, car nous voilà depuis déjà un bon bout de temps reclus à la maison, en terme plus élégant « confinés. »
    Nous ne sommes malheureusement pas programmés pour vivre confinés, car nous sommes des êtres sociaux épris de contacts avec les autres. Hormis quelques exceptions, nous aimons être ensemble pour partager joies et peines.

    L'homme normalement constitué est l'être vivant le plus évolué, et ne demande qu'une chose : vivre en bonne relation avec son entourage, en paix, heureux et en bonne santé.
    Mais « bardaf c'est l'embardée », nous voilà confinés, plus d'entourage, obligés de couper les ponts avec tous. Nous voilà cloîtrés dans des espaces restreints et bien délimités. Pour certains, tout contact devient potentiellement dangereux. Nous voilà donc face à un plan catastrophe.

    Néanmoins, la technologie va nous servir. Les moyens de communications via le web vont nous rapprocher. Heureusement que nous avons encore cette alternative pour échanger notre bonne humeur, nos bonnes comme nos mauvaises nouvelles. Ce sera pour le commun des mortels ce fil d’Ariane qui va les unir.

    La technologie est enfin à notre service d'une manière utile et elle va nous rendre mille services. Télétravail, les réseaux sociaux, les contacts téléphoniques, vidéo-conférence et cela même au-delà des continents. Mais il nous manquera toujours la poignée de main, l'accolade et le célèbre « bisou ». Ce moyen de se saluer, qui il y a une trentaine d'années, était très mal vu entre adultes et n’était réservé qu'aux enfants.... Donc nous voilà tous coupés du contact physique, et pour certains cela va être très difficile.

    Pour nous chrétiens l'apôtre Paul écrit dans : 1 Cor: 1.9-10 : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. Je vous supplie, frères et sœurs, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous le même langage. Qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée. » Donc, faisons « unité ».

    Je ne parlerai pas du travail remarquable que réalisent les hommes et les femmes pour tenter d'enrayer ce virus. Dix pages ne suffiraient pas pour les remercier, tellement cela doit les peiner de vivre la situation de l'intérieur. A ce propos, je citerai Sonia LAHSAINI : « A tout le corps médical je vous salue, votre gloire vous est due, et nomme l'attribut, d'un respect mérité »

    Néanmoins je me pose des questions : Comment allons-nous évoluer psychologiquement devant ce processus de confinement ? Comment allons-nous réagir dans quelques semaines ? Pour l'instant nous contrôlons plus ou moins bien nos émotions. Nos patiences, nos frustrations sont mises à l'épreuve, mais soyons sur nos gardes : le loup qui sommeille en chacun de nous peut se réveiller pour mille petites raisons aussi insignifiantes soient-elles.

    Notre vraie nature risque de se réveiller et cela peut faire des dégâts. Sommes-nous prêts à affronter le plus difficile que le futur nous réserve ? Sommes-nous prêts à affronter les contrariétés, la mauvaise humeur de l'un ou de l'autre, les angoisses, les dépressions, le deuil de nos bien-aimés ?
    Une amie m'a écrit : « Le confinement entraîne le désœuvrement, la colère puis la haine ... »
    Soyons sur nos gardes, apprenons dès aujourd'hui à contrôler nos émotions, nos ressentis, d'autant plus que cela ira crescendo et risque de laisser des traces dans le futur. Nous sommes tous des êtres sensibles capables d'aimer mais aussi de haïr.

    Si nous n'y prenons garde, le confinement nous emprisonne dans un mental égoïste . Le « moi » risque de prendre le dessus. Dans certains pays, on fait des réserves de pâtes, de farine, dans d'autres on s'équipe d'armes et de munitions.
    Mais ne soyons pas effrayés. Jésus nous dit en Jean: 14.27 : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés. »

    Sommes-nous prêts, oui ou non, dans le futur, à partager ? Ou bien resterons-nous prisonniers de nos biens et de nos certitudes. Soyons sur nos gardes, « le confinement risque d'entraîner le désœuvrement, la colère puis la haine ... »

    Jésus, dans l'évangile de Jean: 13.34-35, nous exhorte : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. C'est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres. »

    N'oublions pas que notre attitude, MON attitude, laissera des traces une fois l'orage passé.
    Les deux questions que je me pose maintenant :

    En conclusion : Encourageons-nous, soyons positifs, tolérants, compréhensifs dans nos commentaires et nos jugements. Ne soyons pas démolisseurs mais constructeurs, prenons soin les uns des autres, évitons la critique non constructive.

    Je vous laisse cette citation de William Shakespeare : « Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d'écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. »

    Restons tous, sans exception, conscients de nos responsabilités et observons les règles imposées par les autorités. Et surtout, prenons soin de chacun de nous et de nos familles.
    A bientôt les amis dans la joie de se retrouver.

    Henri VANARDOIS (26 mars 2020)

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    Témoignage du Docteur Julian Urban 38 ans

    Docteur en Lombardie.

    "Jamais dans mes cauchemars les plus sombres, je n'ai imaginé que je pourrais voir et vivre ce qui se passe ici dans notre hôpital depuis trois semaines. Le cauchemar coule, la rivière devient de plus en plus grosse. Au début, certains sont venus, puis des dizaines puis des centaines et maintenant, nous ne sommes plus médecins mais nous sommes devenus des trieurs sur la bande. Nous décidons qui devrait vivre et qui devrait être renvoyé chez lui pour mourir, même si tous ces gens ont payé des impôts italiens toute leur vie.

    Jusqu'à il y a deux semaines, mes collègues et moi étions athées; c'était normal, parce que nous sommes médecins et nous avons appris que la science exclut la présence de Dieu.

    J'ai toujours ri de mes parents qui allaient à l'église.

    Il y a neuf jours, un pasteur de 75 ans est venu nous voir. C'était un homme gentil, il avait de graves problèmes respiratoires. Mais il avait une Bible avec lui et il nous a impressionnés parce qu'il l'a lue aux mourants et les a tenus par la main.

    Nous étions tous des médecins fatigués, découragés psychologiquement et physiquement à terre, quand nous avons eu le temps de l'écouter.

    Maintenant, nous devons admettre que nous, en tant qu'êtres humains, avons atteint nos limites. Nous ne pouvons pas faire plus, et de plus en plus de gens meurent chaque jour.

    Et nous sommes épuisés, nous avons deux collègues qui sont morts, et d'autres ont été infectés.

    Nous avons réalisé que là où l'homme ne peut plus rien faire, nous avons besoin de Dieu, et nous avons commencé, dès que nous avions quelques minutes de libres, à lui demander de l'aide. Nous parlons entre nous, et nous ne pouvons pas croire que nous étions athées convaincus. Nous sommes maintenant chaque jour à la recherche de notre paix, demandant au Seigneur de nous aider à résister, afin que nous puissions prendre soin des malades.

    Hier, le pasteur de 75 ans est décédé. Malgré plus de 120 morts en 3 semaines et que nous étions tous épuisés, détruits, il avait réussi, malgré ses conditions et nos difficultés, à nous apporter une PAIX que nous n'espérions plus retrouver.

    Le berger est allé vers le Seigneur, et bientôt nous le suivrons aussi, si la situation continue comme ça.

    Je ne suis pas rentré chez moi depuis 6 jours, je ne sais pas quand j'ai mangé pour la dernière fois, et je me rends compte de mon inutilité sur cette terre. Je veux prendre mon dernier souffle pour aider les autres. Je suis heureux d'être revenu à Dieu pendant que je suis entouré par la souffrance et la mort de mes semblables. "

    Témoignage recueilli par : Gianni Giardinelli
    Traduction par Google traducteur. 23 mars 2020
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    "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons"




    Et voici de la gaîté et de la joie! On tue le gros bétail et l'on égorge le petit. On mange de la viande et l'on boit du vin: Mangeons et buvons, car demain nous mourrons! Esaïe: 22.13.


    "L'Eternel des Armées me l'a révélé: Non, cette faute ne sera pas expiée en votre faveur jusqu'à votre mort, dit le Seigneur, l'Eternel des armées." Esaïe: 23.14.

    C'est franchement terrible. Je ne crois pas, personnellement, que Dieu refuse à tout prix de pardonner, ce n'est pas dans sa mentalité, mais dans ce cas précis, Dieu ne trouve pas chez les habitants de Jérusalem les sentiments qui lui permettent de pardonner. Pour obtenir le pardon de Dieu, certaines conditions sont nécessaires, en particulier, l'humilité, la foi et la repentance. On entend par repentance le fait de voir les choses comme Dieu les voit. Lorsque nous avons commis le mal, il faut le reconnaître, nous humilier et nous rendre compte que cela a attristé Dieu et dressé une barrière entre lui et nous. Il est évident que les habitants de Jérusalem n'ont pas fait cela. Tellement prisonniers de la philosophie de la jouissance, ils n'ont éprouvé aucun sentiment de repentance. Ils pensaient avoir toujours raison et se privaient ainsi de toute possibilité de pardon.

    Au premier siècle de notre ère, l'apôtre Paul a écrit une lettre à l'Eglise de la ville de Corinthe. Cette lettre


    "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons"

    Paul écrit-il cela pour conforter les Corinthiens dans leur immoralité et leur recherche effrénée du plaisir? Oh! Que non! Loin de là! Lisons la phrase dans son entier:

    "Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons."
    1 Corinthiens: 15.32.





    Considérer que la vie se termine à la mort et que rien ne vient ensuite est une grave erreur. Il nous faut penser à la réalité de l'éternité!

    G. Aellig, pasteur

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