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  • Et si là-haut il n'y a personne !

  • Déconfinements Bibliques

  • Jusqu'à quand ?

  • Comment se porte votre âme ?

  • Peur sur le Lac

  • Le confinement entraîne le désœuvrement, la colère puis la haine ...

  • Témoignage du Docteur Julian Urban 38 ans

  • Mangeons et buvons, car demain nous mourrons




  • ET SI LÀ-HAUT IL N'Y A PERSONNE !


    J’écris cet article, car j’ai été interpellé par un interlocuteur, se disant laïc, ayant réagi à un de mes propos sur la laïcité, cet homme m’expliquant pourquoi il se défendait d’être laïc, et de ne pas être d’accord avec mes propos, ce que je respecte pleinement, et de terminer ses propos en me disant que le ciel était vide.

    Et cela m’a donné d’écrire ces quelques réflexions.
    Et s’il n’y avait rien que notre foi ne se basait sur une illusion ? Sur du rêve, que tout ce que nous avons construit, et si cela n’était rien d’autre qu’une utopie ?

    Vous allez me dire mais mon cher Daniel qu’est-ce qu’il te prend, tu as perdu la tête tu as perdu la foi, tu déraisonnes, tu deviens un athée.

    Ne vous est-il jamais passé en tête suis-je dans le bon, ne suis pas en train de faire fausse route, je répète des choses que je connais par cœur depuis mon enfance, qui m’ont toujours semblé une évidence que je n’ai jamais remises en question.

    Je trouve qu’il est bon de s’arrêter, pour examiner ce que l’on croit vraiment, si notre foi tient vraiment la route, si nos espérances sont vraiment réelles.

    Je me suis posé la question suis-je vraiment sur le bon chemin ? Vers où, et vers quoi je me dirige-je ? Je vous propose de lire un extrait des paroles de la chanson d’Alain Souchon (chanson que je vous propose d’écouter en entier et d’analyser).

    Abderhamane, Martin, David Et si le ciel était vide. Tant de processions, tant de têtes inclinées. Tant de capuchons tant de peur souhaitées. Tant de démagogues de Temples de Synagogues. Tant de mains pressées, de prières empressées. Tant d'angélus Ding Qui résonne. Et si en plus Ding Y'a personne


    Le chanteur se pose la question, il y a-t-il quelqu’un là-haut face à tant de misère, de guerre, et tant de gens qui prient en vain, rien ne bouge. Et s’il n’y avait personne, personne pour nous entendre et nous aider ? Et nous chrétiens de tenter d’expliquer sans trop de conviction, que Dieu nous laisse libre de l’accepter ou de le refuser. Et voilà le doute qui nous assaille après tant d’années que nous fréquentons l’église pouvons-nous remettre en cause notre foi ? l’existence même de Dieu. Je répondrai oui, nous sommes en droit de nous remettre en question. Vous allez me dire mais Daniel tu ne crois plus en Dieu ? Tu renies donc ta foi. Je veux simplement dire que le doute est normal et humain, que la nature humaine est fragile, que l’homme vacille souvent sur ses fondations.

    Jésus nous met en garde si nous voulons construire notre vie avec lui il faut d’abord bien réfléchir avant de s’engager, il dira ceci :

    28 Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, 29 de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, 30 en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever ? Luc 14:28-30.
     
    Il s’agit de construire sa vie avec Christ, Jésus ne veut pas que nous nous engagions à la légère, combien n’en avons-nous, pas connu qui se sont engagé et qui se sont arrêtés, ils ont douté de leur foi, douté l’existence de Dieu, et abandonné la route. Jésus dans la parabole du semeur nous met en garde, il nous demande de réfléchir sur l’état de notre terrain est-il prêt à recevoir la Parole dans son intégralité, avec ce qui nous choque et nous fait réagir, nous amenant à nous poser des questions, mais est-ce vraiment possible que Dieu nous dise de telles paroles nous fasse croire de tels textes, sûrement difficiles à admettre avec notre intelligence humaine.

    Et nous arrivons à nous dire dans notre fort intérieur car nous n’osons pas l’avouer tout haut, mais Dieu a-t-il réellement dit ou fait cela, vous ne pensez pas à quelqu’un en ce moment ?

    Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que le SEIGNEUR Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

    Et voilà cette petite voie qui sème en nous le doute, qui nous fait remettre en question, nous troublant dans le plus profonde de notre être.

    Nous ne pouvons pas prouver au monde qui refuse de croire en Dieu, son existence, il prétend sûrement que le ciel est vide, qu’il n’y a personne là-haut pour nous diriger, que nous sommes seuls et devons compter sur nous même pour guider notre vie, nous n’aurons pas la capacité de prouver tout ce que nous croyons.

    Jean dira : Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné (la Parole) le pouvoir de devenir enfants de Dieu,
    Nous sommes devenus enfants de Dieu ? par la foi, malgré les remises en question les doutes qui nous traversent.

    Paul dira : Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous
    sommes les plus malheureux de tous les hommes. 1 Corinthiens 15:19

    Oui si nous croyons en quelque chose ici-bas une religion, une philosophie, et que nous n’aurions aucune espérance sur notre avenir, nous serions de pauvres êtres, si le ciel était vide comme le dit le chanteur notre foi ne serait qu’une illusion.

    Chers frères et sœurs, il est bon de faire le point sur notre vie spirituelle, avons-nous une simple croyance en un Dieu vague perdu dans les nuages, ou une relation avec le Dieu éternel qui par sa Parole à constuit le monde, qui dans son amour pour l’humanité a envoyé son fils, pour nous sauver, et construire une relation d’amour entre Dieu et l’homme sa créature.

    Non le ciel n’est pas vide Monsieur Souchon.

    Ainsi parle l'Eternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure?  Toutes ces choses, ma main les a faites, Et toutes ont reçu l'existence, dit l'Eternel. Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l'esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole.…

    Esaïe 66 -1

     
    Pour nous chrétiens Dieu est vivant, et s’intéresse à l’homme qu’il aime.

    NON LE CIEL N’EST PAS VIDE IL EST LA DEMEURE DE NOTRE DIEU

    DANIEL ZAVAGNO

    02 juin 2020
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    JUSQU'A QUAND ?

    Jusqu’à quand allons-nous rester confinés ? 
    Jusqu’à quand cette pandémie va-t-elle se répandre et faire des ravages ?

    Nous n’avons malheureusement pas de réponse à ces questions.

    Nous chrétiens, malgré notre confiance en notre Dieu, nous élevons la voix, et peut-être disons-nous: "Il  semble que Dieu nous oublie". Je suis certain que bon nombre d’entre nous prient Dieu afin de voir une fin rapide à cette catastrophe mondiale, espérant une amélioration de notre quotidien. Nous désirons recevoir enfin la bonne nouvelle; la fin de ce confinement et par la même occasion la fin de la pandémie.

    Je veux examiner un texte de la Bible où David connaît une période difficile dans sa vie.

    Au psaume 13, nous lisons ces quelques lignes écrites par David :

    2 Jusqu'à quand, Éternel, m'oublieras-tu sans cesse ? Jusqu'à quand me cacheras-tu ton visage ? 3 Jusqu'à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusqu'à quand mon ennemi s'attaquera-t-il à moi ?

    Comme nous le voyons, David attend
    aussi une délivrance hypothétique. Tout comme nous, le temps lui semble long, il n’en peut plus, l’épreuve est trop lourde pour lui.

    A quatre reprises, sur deux versets, il demande à Dieu: « jusqu’à quand ? »

    1 - Il se croit oublié par Dieu. David prie, et il a l’impression que Dieu ne l’écoute pas.
    Sommes-nous oubliés par Dieu ?
    N’est-ce pas le sentiment que nous avons en cette période de notre vie ?
    Nous prions Dieu d’éloigner cette pandémie, de protéger nos bien-aimés de la maladie, et il semble que Dieu fasse la sourde oreille.

    2 - David a le sentiment que Dieu se cache.
    Dieu reste-t ‘il insensible à la souffrance de ce monde ?
    Dieu aurait-il peur ?
    Dieu, où es-tu en ce moment ?

    C’est le cri que poussent nos contemporains. Et il est plus que probable que bon nombre de chrétiens font également monter ce cri jusqu'au trône de la Grâce de Dieu.

    3 - Tout comme David, les soucis de tous ordres nous envahissent pour l’instant. Que ce soient aux points de vue santé, finances, profession, et bien d’autres encore, nous nous faisons du souci pour le lendemain. La tristesse et la déprime envahissent ce monde.
    Jusqu’à quand cela va-t-il encore durer ? 
    Que fait Dieu en ce moment, aurait-il oublié la pandémie ?
    La question reste en suspens.

    4 - Et cet ennemi invisible, car c’est bien un ennemi invisible qui nous assaille, se cache. Est-il chez nous ?
    Est-il en nous ?
    Suis-je contagieux ?
    Pour l’instant, nous ne pouvons répondre à ces questions. Nous avons besoin de certitude, et malheureusement, nous n’en avons pas.

    Au verset 4 David continue sa plainte :

    4 Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! Donne la lumière à mes yeux, afin que je ne m'endorme pas du sommeil de la mort ! 5 En effet, mon ennemi pourrait dire : « Je l'ai vaincu », et mes adversaires se réjouir en me voyant ébranlé.

    Mon Dieu regarde, ne ferme pas les yeux, vois notre misère, réponds-nous, ne nous laisse pas dans le vide. C’est un peu cela que David dit dans sa prière.
    Seigneur ouvre mes yeux, je veux voir ton salut.

    Nous demandons, nous supplions à genoux: "Dieu tout puissant, éclaire le monde scientifique, afin qu’il découvre le remède, ce fameux vaccin pour endiguer cette pandémie. Éclaire nos responsables, afin qu’ils prennent les bonnes décisions, sur le plan de la santé et sur le plan économique.
    Ce virus parcourt toute notre planète, rien ne l’arrête. Seigneur, jusqu’à quand ?
    Seigneur, jusqu’à quand allons-nous rester dans le brouillard ?
    Allons-nous tous mourir ?
    Cet ennemi invisible aura-t-il raison de nous ?
    Y a-t-il un espoir pour chacun de nous ?
    Devons-nous vivre dans l’effroi ?
    Avons-nous un soupçon d’espérance ?"

    Tout d’abord, il est vrai, nous devons rester prudents face à ce danger. Nous devons écouter les conseils des scientifiques et de nos autorités. La Parole de Dieu, en effet, nous demande de nous soumettre à nos autorités.

    Mais voyons comment David termine le Psaume 13 :

    6 Moi, j'ai confiance en ta bonté, j'ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. Je veux chanter en l'honneur de l’Éternel, car il m'a fait du bien.

    Comme vous pouvez le voir, ce psaume se termine sur une note optimiste.

    Être optimiste, ne veut pas dire être aveugle aux réalités du moment. Pour nous chrétiens, être optimiste c’est garder notre confiance en notre Dieu. Malgré les difficultés actuelles, réalisons que notre Dieu contrôle toutes choses. C
    omme le déclare le psalmiste, nos destinées sont dans SES mains. Gardons confiance en notre Dieu. Non, il n’est pas aveugle, ni sourd. Non, il ne sommeille ni ne dort, Dieu nous garde, il prend soin de ses enfants.

    Gardons nos cœurs dans sa paix, réitérons notre confiance en ce grand Dieu. Que nos cœurs demeurent dans la joie. Souvenons-nous de ses bienfaits et des protections qu’il nous a accordés dans le passé. Faisons monter vers notre Dieu, un chant de reconnaissance. Nous avons souvent chanté ce magnifique chant « Compte les bienfaits de Dieu ». Il est encore plus d’actualité aujourd’hui qu’hier, car les bienfaits de Dieu sont innombrables et intarissables.
    Faisons encore monter ce chant vers lui.

    Alors, quelle réponse dois-je donner à la question: « jusqu’à quand ? » 
    Je ne sais pas. Gardons les yeux fixés sur Jésus, et consolidons notre foi en son amour. Méditons cette parole puissante du Sauveur :

    Que votre cœur ne se trouble pas ! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. (Jean 14:1)

    Chers amis, gardons notre confiance en notre Dieu, lui seul est notre protecteur et notre soutien dans les moments que nous traversons.

    Daniel ZAVAGNO.

    17 avril 2020
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    COMMENT SE PORTE VOTRE ÂME ?

    "Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme." 3 Jean 1.2

    Quelle introduction remarquable! En commençant son épitre, Jean s’intéresse à la santé de son ami Gaïus, mais aussi à l’état de son âme.
    En cette période difficile de confinement que nous traversons, il est bon de s’enquérir de la santé de chacun de ses proches, de ses amis.
    Je pense que notre première préoccupation aujourd’hui, est de savoir si nos proches, familles, amis, collègues, voisins vont bien. Cela est tout à fait logique de s’inquiéter de la sorte pour autrui, ce virus étant terrible et dangereux.
    L’apôtre Jean est un homme de la même nature que nous, il aime prendre des nouvelles de son ami Gaïus. Mais il va plus loin, il s’intéresse à l’état de son âme, espérant que sa santé spirituelle prospère aussi bien que sa santé physique. Quand nous prenons des nouvelles les uns des autres, nous pensons la plupart du temps à notre santé physique. Pourquoi ne pas s’inquiéter de notre santé spirituelle, par pudeur, à cause du qu’en dira-t-on ?  Ce n’est pas de l’indiscrétion de s’inquiéter de la santé spirituelle de nos frères et sœurs dans la foi.
    En cette période, où nos églises sont fermées pour cause de confinement, nous nous retrouvons loin les uns des autres. N’est-ce pas le moment de nous inquiéter de la santé spirituelle de nos biens-aimés ? C’est une des raisons pour laquelle nous alimentons notre site de messages écrits, ou audios, dans le but de nous encourager les uns les autres, afin que nos âmes soient nourries de la Parole de Dieu. C’est notre responsabilité de nous informer de l’état spirituel de nos bien-aimés. Car je suis certain qu’en ce moment, grande est l’inquiétude chez bon nombre de chrétiens. Se posant des questions : que se passe-t-il ? est-ce le début de l’apocalypse ? Mon propos n’est pas de rentrer dans le débat, mais sachez que cette situation que nous connaissons était prévue dans l’écriture. A quel moment de la fin nous situons-nous ? Je ne sais. Mais il est de notre devoir, de veiller sur les âmes des chrétiens faibles, de nous encourager à redoubler dans la prière et dans la lecture de la Parole. Tout cela afin de fortifier notre âme. Nous avons besoin de la nourrir par des enseignements. Je vous encourage à lire de bons livres d’études, des biographies d’hommes et de femmes de Dieu.
    Au niveau spirituel, nous ne sommes pas en chômage temporaire. Nous devons, malgré nos lieux de cultes inaccessibles, continuer à avoir une relation permanente avec notre Dieu.
    En terminant, je veux aussi que nous nous souciions de l’état de santé de l’âme de l’humanité, qui s’en va dans l’au-delà sans avoir fait la paix avec Dieu.
    Pour l’instant on se soucie principalement de la santé physique de nos contemporains. Qu’en est-il de la santé de leur âme ?
    Prions afin que ces malades puissent entendre le message du salut. C’est aussi notre responsabilité en tant que chrétiens.

    Comment va votre âme ? Puisse-t-elle être en bonne santé.

    Daniel ZAVAGNO

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    Peur sur le lac
    Mathieu 14.22-33

    Jésus laisse ses disciples s’en aller seuls, lui que fait-il ?

    Il renvoya la foule, qui avait entendu son enseignement, et avait été nourrie abondamment, lors de la multiplication des pains et des poissons.

    Et ensuite Jésus s’isole afin de prier.

    Pendant ce temps, une fois de plus les disciples se retrouvent sur le lac avec leur barque, en pleine difficulté. Ce n’est pas la première fois que les disciples affrontent une tempête sur ce lac. Jésus avait déjà calmé une tempête quand il était en leur compagnie.

    Mais cette fois, ils sont seuls, au milieu du lac, où est Jésus ? Que fait Jésus ?

    Nous avons ces dernières années, dû affronter de nombreux problèmes dans ce monde. Nous avons connu le tsunami, des cataclysmes, des tremblements de terre, des cyclones des épidémies, le terrorisme a frappé etc… Nous ne vivons pas dans un monde tranquille. Alors que cette vague destructrice semble nous avoir quittés, un autre danger, planétaire celui-ci, nous atteint. Et nous sommes comme les disciples, dans notre barque ballottés par les flots. Nous nous demandons où est Dieu ? Nulle part, il nous a abandonnés à notre triste sort, existe-t-il encore ? La plupart de nos contemporains vivent loin de Dieu, ne se préoccupent pas de lui, et bien sûr quand tout va mal, Dieu est accusé de tous les maux. Une chose est certaine la Bible dit ceci :
    « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. »
    Jean 5.19

    Les disciples dans leur barque pensaient sûrement la même chose. Jésus les a abandonnés au moment où ils en ont le plus besoin.

    Mais je pense que Jésus sur la montagne priait pour ses disciples. Et je suis certain, car la Bible me le dit, que Jésus intercède auprès du Père en ce moment, pour nous ses enfants, et pour ce monde.

    Romains 8.34 : « Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! »

    Qu’en est-il ? Les disciples sont pris de panique, déjà la situation était dramatique sur le lac, la barque était ballottée par les flots.

    En plus un phénomène étrange apparaît à leurs yeux, un fantôme, pensent-ils, surgissant de nulle part.

    Si je peux me permettre cette métaphore, un fantôme venu de l’on ne sait où, vient à notre rencontre. Un ennemi invisible s’en prend à toute l’humanité, j’ai nommé le « CORONONA VIRUS » apparaissant dans la nuit de ce monde.

    Nuit, parce que ce monde vit dans les ténèbres, comme nous l’affirme la Parole de Dieu : Jean 1.1-4

    1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. 4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

    Ce monde vivant dans les ténèbres, marche à l’aveugle, ballotté de gauche à droite par tout ce que les médias veulent bien nous communiquer. Ce monde vit dans l’angoisse, face à ce désastre planétaire survenant sur nous. Ce monde crie au secours, voyant ce fantôme destructeur.

    Y a-t-il une solution pour sauver le monde ? Nous comptons tous sur nos soignants, afin de nous apporter le traitement adéquat. Nous espérons que nos chercheurs trouvent un vaccin fiable pour éradiquer cette pandémie. Et notre prière est « mon Dieu, fais que l’on trouve au plus tôt ce remède miracle ». Et je pense, que tout chrétien fait monter cette prière à Dieu.

    Pour en revenir à notre récit, je crois qu’en ce moment, le Seigneur vient vers ce monde, ressemblant peut-être à un fantôme dans cette nuit. Mais je prie Dieu, afin que les yeux de cette humanité s’ouvrent et voient en lui, non un fantôme, mais celui qui veut apporter la paix, la sérénité en cette période troublée.
    Je prie aussi, afin que l'umanité ait la même attitude que Pierre : sortir de la barque en allant à sa rencontre. Parfois, ils manqueront de foi, tel Pierre  s'enfoncant vers le fond. Mais, il y a cette main salvatrice de Jésus, se tendant vers celui qui veut de son secours.

    Pour en venir à ceci, restons en paix, ayons les regards vers notre Dieu. Lui seul peut nous communiquer la paix et la sérénité.

    N’a-t-il pas dit :

    27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s'alarme point.

    Cela ne veut pas dire que nous devons braver le danger, non, il ne s’agit pas de cela, nous devons respecter les consignes édictées par nos autorités.

    Le Psaume 121 nous encourage à avoir confiance en lui.

    7 Oui, l'Eternel te gardera de tout malheur : il gardera ta vie.

    Ce n’est pas une formule magique, que nous prononçons, mais une confiance absolue en notre Dieu. Quoiqu’il arrive, nos vies sont entre ses mains.

    Réalisons, que nous avons un Dieu qui est près de nous dans cette tempête, et il veille sur nous.

    A nous de découvrir dans sa Parole, les promesses qu’il nous a laissées pour apaiser nos cœurs inquiets.

    Daniel ZAVAGNO

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    Le confinement entraîne le désoeuvrement, la colère puis la haine ...

    2 Corinthiens 13.11 : « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. »

    Voilà chers amis assurément de quoi nous encourager, car nous voilà depuis déjà un bon bout de temps reclus à la maison, en terme plus élégant « confinés. »
    Nous ne sommes malheureusement pas programmés pour vivre confinés, car nous sommes des êtres sociaux épris de contacts avec les autres. Hormis quelques exceptions, nous aimons être ensemble pour partager joies et peines.

    L'homme normalement constitué est l'être vivant le plus évolué, et ne demande qu'une chose : vivre en bonne relation avec son entourage, en paix, heureux et en bonne santé.
    Mais « bardaf c'est l'embardée », nous voilà confinés, plus d'entourage, obligés de couper les ponts avec tous. Nous voilà cloîtrés dans des espaces restreints et bien délimités. Pour certains, tout contact devient potentiellement dangereux. Nous voilà donc face à un plan catastrophe.

    Néanmoins, la technologie va nous servir. Les moyens de communications via le web vont nous rapprocher. Heureusement que nous avons encore cette alternative pour échanger notre bonne humeur, nos bonnes comme nos mauvaises nouvelles. Ce sera pour le commun des mortels ce fil d’Ariane qui va les unir.

    La technologie est enfin à notre service d'une manière utile et elle va nous rendre mille services. Télétravail, les réseaux sociaux, les contacts téléphoniques, vidéo-conférence et cela même au-delà des continents. Mais il nous manquera toujours la poignée de main, l'accolade et le célèbre « bisou ». Ce moyen de se saluer, qui il y a une trentaine d'années, était très mal vu entre adultes et n’était réservé qu'aux enfants.... Donc nous voilà tous coupés du contact physique, et pour certains cela va être très difficile.

    Pour nous chrétiens l'apôtre Paul écrit dans : 1 Cor 1.9-10 : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. Je vous supplie, frères et sœurs, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous le même langage. Qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée. » Donc, faisons « unité ».

    Je ne parlerai pas du travail remarquable que réalisent les hommes et les femmes pour tenter d'enrayer ce virus. Dix pages ne suffiraient pas pour les remercier, tellement cela doit les peiner de vivre la situation de l'intérieur. A ce propos, je citerai Sonia LAHSAINI : « A tout le corps médical je vous salue, votre gloire vous est due, et nomme l'attribut, d'un respect mérité »

    Néanmoins je me pose des questions : Comment allons-nous évoluer psychologiquement devant ce processus de confinement ? Comment allons-nous réagir dans quelques semaines ? Pour l'instant nous contrôlons plus ou moins bien nos émotions. Nos patiences, nos frustrations sont mises à l'épreuve, mais soyons sur nos gardes : le loup qui sommeille en chacun de nous peut se réveiller pour mille petites raisons aussi insignifiantes soient-elles.

    Notre vraie nature risque de se réveiller et cela peut faire des dégâts. Sommes-nous prêts à affronter le plus difficile que le futur nous réserve ? Sommes-nous prêts à affronter les contrariétés, la mauvaise humeur de l'un ou de l'autre, les angoisses, les dépressions, le deuil de nos bien-aimés ?
    Une amie m'a écrit : « Le confinement entraîne le désœuvrement, la colère puis la haine ... »
    Soyons sur nos gardes, apprenons dès aujourd'hui à contrôler nos émotions, nos ressentis, d'autant plus que cela ira crescendo et risque de laisser des traces dans le futur. Nous sommes tous des êtres sensibles capables d'aimer mais aussi de haïr.

    Si nous n'y prenons garde, le confinement nous emprisonne dans un mental égoïste . Le « moi » risque de prendre le dessus. Dans certains pays, on fait des réserves de pâtes, de farine, dans d'autres on s'équipe d'armes et de munitions.
    Mais ne soyons pas effrayés. Jésus nous dit en Jean 14.27 : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés. »

    Sommes-nous prêts, oui ou non, dans le futur, à partager ? Ou bien resterons-nous prisonniers de nos biens et de nos certitudes. Soyons sur nos gardes, « le confinement risque d'entraîner le désœuvrement, la colère puis la haine ... »

    Jésus, dans l'évangile de Jean 13.34-35, nous exhorte : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. C'est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres. »

    N'oublions pas que notre attitude, MON attitude, laissera des traces une fois l'orage passé.
    Les deux questions que je me pose maintenant :
    • Combien d'amis va-t-on garder ou perdre ?
    • Quelle image de nous-même laisserons-nous aux autres, une fois cette pandémie passée ?

    En conclusion : Encourageons-nous, soyons positifs, tolérants, compréhensifs dans nos commentaires et nos jugements. Ne soyons pas démolisseurs mais constructeurs, prenons soin les uns des autres, évitons la critique non constructive.

    Je vous laisse cette citation de William Shakespeare : « Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d'écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. »

    Restons tous, sans exception, conscients de nos responsabilités et observons les règles imposées par les autorités. Et surtout, prenons soin de chacun de nous et de nos familles.
    A bientôt les amis dans la joie de se retrouver.

    Henri VANARDOIS (26 mars 2020)

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    Témoignage du Docteur Julian Urban 38 ans

    Docteur en Lombardie.

    "Jamais dans mes cauchemars les plus sombres, je n'ai imaginé que je pourrais voir et vivre ce qui se passe ici dans notre hôpital depuis trois semaines. Le cauchemar coule, la rivière devient de plus en plus grosse. Au début, certains sont venus, puis des dizaines puis des centaines et maintenant, nous ne sommes plus médecins mais nous sommes devenus des trieurs sur la bande. Nous décidons qui devrait vivre et qui devrait être renvoyé chez lui pour mourir, même si tous ces gens ont payé des impôts italiens toute leur vie.

    Jusqu'à il y a deux semaines, mes collègues et moi étions athées; c'était normal, parce que nous sommes médecins et nous avons appris que la science exclut la présence de Dieu.

    J'ai toujours ri de mes parents qui allaient à l'église.

    Il y a neuf jours, un pasteur de 75 ans est venu nous voir. C'était un homme gentil, il avait de graves problèmes respiratoires. Mais il avait une Bible avec lui et il nous a impressionnés parce qu'il l'a lue aux mourants et les a tenus par la main.

    Nous étions tous des médecins fatigués, découragés psychologiquement et physiquement à terre, quand nous avons eu le temps de l'écouter.

    Maintenant, nous devons admettre que nous, en tant qu'êtres humains, avons atteint nos limites. Nous ne pouvons pas faire plus, et de plus en plus de gens meurent chaque jour.

    Et nous sommes épuisés, nous avons deux collègues qui sont morts, et d'autres ont été infectés.

    Nous avons réalisé que là où l'homme ne peut plus rien faire, nous avons besoin de Dieu, et nous avons commencé, dès que nous avions quelques minutes de libres, à lui demander de l'aide. Nous parlons entre nous, et nous ne pouvons pas croire que nous étions athées convaincus. Nous sommes maintenant chaque jour à la recherche de notre paix, demandant au Seigneur de nous aider à résister, afin que nous puissions prendre soin des malades.

    Hier, le pasteur de 75 ans est décédé. Malgré plus de 120 morts en 3 semaines et que nous étions tous épuisés, détruits, il avait réussi, malgré ses conditions et nos difficultés, à nous apporter une PAIX que nous n'espérions plus retrouver.

    Le berger est allé vers le Seigneur, et bientôt nous le suivrons aussi, si la situation continue comme ça.

    Je ne suis pas rentré chez moi depuis 6 jours, je ne sais pas quand j'ai mangé pour la dernière fois, et je me rends compte de mon inutilité sur cette terre. Je veux prendre mon dernier souffle pour aider les autres. Je suis heureux d'être revenu à Dieu pendant que je suis entouré par la souffrance et la mort de mes semblables. "

    Témoignage recueilli par : Gianni Giardinelli
    Traduction par Google traducteur. 23 mars 2020

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    "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons"

    La vie est courte, elle est remplie d'incertitudes. On ne sait pas de quoi demain sera fait. Par conséquent, il s'agit de profiter de tous les instants de bonheur que la vie peut nous apporter. Adeptes de cette philosophie de la jouissance, certains se livrent à fond à des plaisirs grossiers. Ils le font sans retenue, car ils pensent qu'à la mort tout s'arrête, leur corps retourne à la poussière et, pour eux, plus rien n'existe. Avec un tel raisonnement, il est normal que le plaisir soit le but suprême de leur existence et ils s'y donnent à qui mieux mieux, parfois même en faisant du mal à leur santé et en hâtant leur fin.

    D'autres, plus nuancés et plus fins, mais toujours convaincus par cette philosophie de la jouissance renonceront à ces plaisirs grossiers pour consacrer leurs vies à des délices plus délicates et raffinées et également plus saines, qui ne feront pas de mal à leur santé.

    Cette philosophie de la jouissance est vieille comme le monde. Le prophète Esaïe en parle environ 700 ans avant Jésus-Christ déjà. Les habitants de Jérusalem s'abandonnaient alors à de telles pratiques et ils semblaient le faire à fond... Voici le texte complet du prophète déjà cité:

    Et voici de la gaîté et de la joie! On tue le gros bétail et l'on égorge le petit. On mange de la viande et l'on boit du vin: Mangeons et buvons, car demain nous mourrons! Esaïe 22.13.

    Seulement voilà, Esaïe est un prophète du Dieu d'Israël, c'est-à-dire de Dieu tout court. En tant que tel, il a été suscité non pour parler de lui-même ou pour dire son opinion, mais bien pour faire connaître aux hommes la pensée de Dieu. D'une part, Esaïe analyse la vie des habitants de la ville de Jérusalem en ce temps et d'autre part, il explique à ces gens et par conséquent à nous-mêmes aussi, l'avis de Dieu. Ecoutons encore le prophète Esaïe:

    "L'Eternel des Armées me l'a révélé: Non, cette faute ne sera pas expiée en votre faveur jusqu'à votre mort, dit le Seigneur, l'Eternel des armées." Esaïe 23.14.

    C'est franchement terrible. Je ne crois pas, personnellement, que Dieu refuse à tout prix de pardonner, ce n'est pas dans sa mentalité, mais dans ce cas précis, Dieu ne trouve pas chez les habitants de Jérusalem les sentiments qui lui permettent de pardonner. Pour obtenir le pardon de Dieu, certaines conditions sont nécessaires, en particulier, l'humilité, la foi et la repentance. On entend par repentance le fait de voir les choses comme Dieu les voit. Lorsque nous avons commis le mal, il faut le reconnaître, nous humilier et nous rendre compte que cela a attristé Dieu et dressé une barrière entre lui et nous. Il est évident que les habitants de Jérusalem n'ont pas fait cela. Tellement prisonniers de la philosophie de la jouissance, ils n'ont éprouvé aucun sentiment de repentance. Ils pensaient avoir toujours raison et se privaient ainsi de toute possibilité de pardon.

    Au premier siècle de notre ère, l'apôtre Paul a écrit une lettre à l'Eglise de la ville de Corinthe. Cette lettre

    nous est parvenue et elle fait partie de notre Bible. La ville de Corinthe, en ce temps, était réputée pour son immoralité. L'adoration des divinités païennes s'accompagnait d'une prostitution débordante. Au plan intellectuel, les philosophies épicuriennes, stoïciennes et platoniciennes étaient les normes de vie. Comme un pavé dans la mare, Paul cite une nouvelle fois cette phrase:

    "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons"

    Paul écrit-il cela pour conforter les Corinthiens dans leur immoralité et leur recherche effrénée du plaisir? Oh! Que non! Loin de là! Lisons la phrase dans son entier:

    "Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons."
    1 Corinthiens 15.32.


    Dans cette lettre, Paul vient de prouver magistralement que le phénomène de la résurrection est un fait, une réalité incontestable. Il utilise pour cela de nombreux arguments, je n'en cite qu'un: Plus de 500 croyants ont été les témoins oculaires de la résurrection, ont vu Jésus-Christ vivant devant eux après sa mort et les trois jours qu'il a passés dans le tombeau. Au moment de la rédaction de la lettre, Paul ajoute que quelques-uns sont morts, mais que la plupart sont encore vivants.

    Cet enseignement sur la résurrection, qu'il ne faut pas confondre avec la réincarnation, est fondamental. Cela prouve que tout ne se termine pas à la mort et que cela continue ensuite. Cela doit nous pousser à examiner nos voies, nos comportements. Nous devrions craindre Dieu, regretter nos péchés. Par grâce, Dieu a conçu en faveur des hommes un plan de salut. Son auteur est Jésus-Christ, mort sur la croix et ressuscité trois jours plus tard: "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle." Jean: 3.16.

    Même si bien des plaisirs et des loisirs sont parfaitement légitimes pour les croyants, la philosophie de la jouissance n'est pas pour eux un but ultime. Le but suprême, c'est plutôt se réconcilier avec Dieu, rechercher le salut, la vie éternelle par le moyen de la foi en Jésus-Christ et la repentance.

    Considérer que la vie se termine à la mort et que rien ne vient ensuite est une grave erreur. Il nous faut penser à la réalité de l'éternité!

    G. Aellig, pasteur

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